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Systèmes

Histoire

De Gaulle passant en revue une unité des Forces Françaises libres à Londres en 1942. L’honneur d’un pays repose sur les épaules de peu de monde.

Préalable : comprendre la complexité et les lois de l’Histoire dont, si l’on veut être provocateur on n’apprend jamais rien même en la connaissant.

« Nul ne peut gouverner utilement un pays sans avoir le sens de l’Histoire, c’est à dire le sens du tragique et l’ambition d’y survivre » déclare un jour de juillet 2020 Jacques Attali sous forme de critique.

Sans même vouloir gouverner, l’étude de l’Histoire, qui ne se répète peut-être pas mais qui bégaye, améliore la compréhension du déroulement des affaires du monde.

Comment fonctionne l’Histoire ? Quelques règles à connaître :

À l’École, l’enseignement porte sur l’apprentissage d’un peu d’histoire mais pas vraiment sur comment on écrit l’histoire ni qui le fait ? Les écoliers absorbent ce qu’on leur propose.

Deux façons de voir les choses se complètent :

  • la transmission d’un roman national, c’est à dire une sorte de conte cohérent, compréhensible portant sur une période d’apprentissage raisonnable. Grâce à ce roman commun, établi à partir de l’histoire scientifique du moment mais aussi et surtout de mythes, la coopération entre citoyens se renforce.
  • l’étude scientifique de faits par des spécialistes, généralement par période, dont la capacité de production et sa fiabilité (datation) se développent depuis plusieurs décennies. Depuis l’apparition d’Internet, les échanges entre chercheurs explosent et de nouvelles disciplines ressortent :
  • l’Histoire globale [1] dont l’ambition est de dépasser les compartimentages nationaux et de rechercher les connexions, les interactions ou les bifurcations à différentes échelles.
  • La cliodynamique, domaine de recherche transdisciplinaire qui intègre l’évolution culturelle, l’histoire quantitative (cliométrie), la macrosociologie, la modélisation mathématique des processus historiques sur le temps long, et la construction et l’analyse de bases de données historiques [2]
  • L’Historionomie, démarche, qui consiste à repérer dans le passé des schémas récurrents [3] Mais selon le sociologue Gérald Bronner, depuis la dérégulation du marché de l’information, « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que toutes les propositions intellectuelles sur le réel, toutes les représentations du monde se trouvent en concurrence frontale » [4]. Chacun peut réinventer l’Histoire en fonction de ses intérêts ou de ses croyances. On dit souvent que l’Histoire est écrite par les vainqueurs : les Romains par exemple. L’histoire n’étant pas une science, sa subjectivité incite à la prudence car les remises en cause reviennent souvent minant la crédibilité de ceux qui l’enseignent. Sans aucun doute, c’est grâce à l’étude de l’Histoire, que l’on apprend à connaître l’origine des Richesses et comment sont apparus les Pouvoirs exerçant leur influence dans le monde.

Nous avons tendance à ne percevoir dans l’histoire que ce qui s’effondre et meurt, presque jamais ce qui surgit et prend vie. Il faut donc connaître l’histoire des #Richesses, des #Pouvoirs et des #Cultures pour identifier comment les interactions fonctionnent. Les boucles d’interaction restent souvent valables à travers le temps.

  1. [1] Histoire globale selon Wikipedia [2] Approche inventée par Peter Turchin, né en 1957, anthropologue évolutionniste russo-américain [3] Approche utilisée en France par Philippe Fabry. Elle fut celle du grand historien Arnold J. Toynbee [4] Interview du sociologue Gérald Bronner dans L’Express du 20 avril 2019 par Claire Chartier : La défense de la rationalité est la grande aventure intellectuelle de notre temps
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