Un blog à vocation pédagogique pour expliquer le système capitaliste et ses sous-systèmes (économique, politique et intellectuel)
Le système capitaliste structure le monde sous plusieurs formes et paradoxalement il est peu enseigné et expliqué. Il n'a jamais été stable.
Pour le comprendre, nous proposons de faire un panorama complet des trois sous-systèmes sur lesquels il repose - système intellectuel, politique et économique devenus parfois incohérents ou défaillants.
Ensuite nous expliquerons les interactions de trois familles de concepts à la fois simples et pourtant compliqués pour mieux comprendre comment fonctionnent les briques de ces systèmes :
> Les #Richesses qui englobent la planète, ses ressources et les humains, l'immobilier mais aussi les organisations comme les entreprises, les Etats-nations et les institutions - qu'il faut bien comprendre pour les évaluer, surtout à l'ère de l'IA,
> Les #Pouvoirs et nouveaux pouvoirs encore mal théorisés radicalement transformés par la Technologie et la Mondialisation.
> Les #Cultures : qu’il faut considérer à part et préserver cet ensemble hétérogène qui regroupent à la fois du quotidien (loisirs et modes de vie), de l'art subjectif, mais aussi du spirituel expliquant les façons de penser et les raisons d'agir.
Comment rendre intelligible ce qui ne l'est pas ? Telle est la démarche de ce blog en support à l'édition de livres pédagogiques.
Comment expliquer une si forte accélération du nombre de crises sans y voir un dysfonctionnement du système capitaliste actuel ?

Depuis la fin des années 90, des crises s'enchaînent. Il y a toujours eu des crises mais cette fois leur intensité et leur fréquence inquiètent.
Toutes les composantes du système se retrouvent en situation de crise en même temps. Il y a les crises prévisibles, pour lesquelles il est possible de se préparer, et les chocs inattendus - les « cygnes noirs » [1] » :
Crise climatique #Biosphère : anticipée dès les années 1960 grâce au rapport Meadows [2], mais révélée au grand public à partir des années 2000, mais aussi une grave érosion des sols,
Crise géopolitique #Diplomatie : des événements survenus après la fin de la guerre froide accompagnés de guerres inutiles, ont mis fin à la domination américaine et ouvert l'ère de la multipolarité,
Crise financière #Finance : les subprimes de 2007, puis l'explosion de l'endettement des États-nations, dégénérant en guerres des monnaies,
Crise sanitaire #Agri-santé : l'épidémie de 2020, attendue un jour ou l'autre et pourtant ravageuse, à laquelle s'ajoute une crise alimentaire rampante,
Crise macroéconomique #Monnaie : la remontée brutale des taux d'intérêt en 2022 après une longue période anormale de taux bas,
Crise énergétique #Énergie : provoquée par la guerre en Ukraine début 2022, révélatrice de tensions profondes entre les États-Unis et la Russie,
Crise religieuse #Cultures : au Moyen-Orient, amplifiée après les massacres du 7 octobre 2023 en Israël ; en Europe, une perte d'adhésion croissante des populations aux croyances.
Ces crises ne sont-elles pas les symptômes d'un seul et même phénomène ? Une forme d'usure du Capitalisme.
Il manque un courage collectif qui ne parvient pas à émerger à la fois chez les politiques mais aussi dans la population

Les réseaux sociaux peuvent être très addictifs et avoir des effets néfastes, notamment chez les jeunes. À travers une série de pochoirs, l'artiste de street art iHeart attire l'attention sur le côté négatif des réseaux sociaux. Celui-ci a été réalisé à Vancouver.
Pour comprendre, il ne faut pas se voiler la face. Il distinguer les théories du complot des sujets tabous souvent éludés par les médias #Information Mainstream. Le constat est amer :La méritocratie a disparu (celle dont ont bénéficié une partie des baby-boomers après la Seconde guerre mondiale en Occident), les rentes de situation l'emportent désormais sur les opportunités,
La liberté d’expression est bridée par une société hypersensible : dire certaines vérités choque,
L’enchaînement des crises devient la norme, elles laissent peu de répit aux représentants politiques pour anticiper,
Le système médiatique polarise et simplifie à outrance le débat public, rendant toute approche nuancée presque impossible,
L'influence des lobbies, think tanks et autres clubs surpasse celle des partis politiques devenus des coquilles vides, simples machines électorales,
Les principaux Etats-nations vieillissent et pas seulement en Occident: ils deviennent des gérontocraties, produisent trop d’élites pour trop peu de débouchés, perturbent leur équilibre identitaire avec une immigration mal maîtrisée,
La faiblesse humaine : le déni face aux réalités dérangeantes (faire l'autruche), l'hubris de dirigeants devenus plus puissants que certains États, et les comportements prédateurs de personnalités manipulatrices (parfois qualifiées de pervers narcissiques).
Que peut-on faire dans cette situation délicate ?
Quels seraient les leviers actionnables pour reconfigurer un nouvel ordre mondial plus juste ?

La Gouvernance mondiale : elle est désordonnée et en cours de reconfiguration. D'une phase euphorique "heureuse" en particulier depuis l'entrée de la Chine dans l'OMC le 11 décembre 2001 aux conflits régionaux des années 2010 : elle déstabilise les économies locales par des fermetures d’usines et des incohérences,
Occident : longtemps moteur du progrès grâce à son leadership et à la philosophie des Lumières, l'Occident dont la définition méritera de s'y attarder, devient minoritaire et son le leadership n'est pas remplacé,
Face à cela la gouvernance mondiale reste inexistante ou inefficace, trop occidentale pour être légitime. En face, les vieux Empires n'ont pas dit leur dernier mot : Chine, Russie, Iran et Turquie. Il faut absolument connaître l'#Histoire,
La Technologie : elle n'est pas encore maîtrisée avec un "juste usage" : l’IA, les télécommunications et Internet émancipent mais malheureusement dispersent l’attention et abrutissent. Le QI baisse, les liens humains se fragilisent, la fiabilité des informations - et de la vérité - est remise en cause,
Les humains : ils seront plus performants s'ils le veulent. L'accès aux soins, à la société de loisirs, aux moyens de communication instantanés, à une connaissance gigantesque par Internet, n'a jamais été aussi facile pour une partie de plus en plus grande de l'humanité.
Quelles seront les grandes lignes de forces à l'oeuvre des prochaines années ? Et la France dans tout ça ? Ni un retour de la force de l'ancien empire colonial, ni l'émergence d'une sorte de De Gaulle providentiel n'est possible. il faudra être ingénieux.




