Panorama pédagogique des Systèmes économiques, politiques, et intellectuels 

Rendre intelligible le monde 

Trois notions trois systèmes


Le système global capitaliste structure le monde sous plusieurs formes. Il n'a jamais été stable, et il vacille davantage encore d'un point de vue occidental depuis la fin de la guerre froide, à tel point que plus personne ne le comprend.

Faut-il se contenter de ce capitalisme, couplé à la démocratie — elle-même « le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres » [1] ? Ou faut-il essayer de mieux le comprendre et vouloir l'adapter ? Est-ce encore possible ?

Les trois sous-systèmes sur lesquels il repose - système intellectuel, politique et économique - deviennent incohérents, parfois même ridicules.

Pourtant, les interactions de trois familles de concepts simples et pourtant compliqués aident à mieux comprendre le fonctionnement de ces systèmes : 

> Les #Richesses qui englobent la planète, ses ressources et les humains, l'immobilier mais aussi les organisations comme les entreprises, les Etats-nations et les institutions - qu'il faut bien comprendre pour les évaluer, surtout à l'ère de l'IA,

> Les #Pouvoirs et nouveaux pouvoirs encore mal théorisés radicalement transformés par la Tech et la Mondialisation. Faut-il craindre la fin de la Démocratie ?

> Les #Cultures : qu’il faut considérer à part et préserver et qui regroupent à la fois du quotidien (loisirs et modes de vie), de l'art, mais aussi du spirituel expliquant les façons de penser et les raisons d'agir.

Comment rendre intelligible ce qui ne l'est pas ? Telle est la démarche de ce blog en support à l'édition de livres pédagogiques. Lire A propos sur la méthode.

[1] Discours de Churchill à la Chambre des communes, 11 novembre 1947. Il parlait spécifiquement de la démocratie.

Comprendre l'accumulation des crises

Putin Bush Zemin

Une réalité perçue divergente entre l'Occident et le reste du monde. Un rééquilibrage du pouvoir initié de longue date au bénéfice de pays issus de vieilles civilisations. En octobre 2001, Poutine, Zemin et Bush se croisent au sommet de l'APEC à Shanghai. 

Depuis la fin des années 90, des crises s'enchaînent. Il y a toujours eu des crises mais cette fois leur intensité et leur fréquence inquiètent.

Toutes les composantes du système se retrouvent en situation de crise en même temps. Il y a les crises prévisibles, pour lesquelles il est possible de se préparer, et les chocs inattendus - les « cygnes noirs » [2] » :

Crise climatique #Biosphère : anticipée dès les années 1960 grâce au rapport Meadows, mais révélée au grand public à partir des années 2000, mais aussi une grave érosion des sols,

Crise géopolitique #Diplomatie : la fin de la guerre froide, puis, une décennie plus tard, le choc du 11 septembre 2001, suivi de guerres inutiles, ont mis fin à la domination américaine et ouvert l'ère de la multipolarité,

Crise financière #Finance : les subprimes de 2007, puis l'explosion de l'endettement des États-nations, dégénérant en guerres des monnaies,

Crise sanitaire #Agri-santé : l'épidémie de 2020, attendue un jour ou l'autre et pourtant ravageuse, à laquelle s'ajoute une crise alimentaire rampante,

Crise macroéconomique #Monnaie : la remontée brutale des taux d'intérêt en 2022 après une longue période anormale de taux bas,

Crise énergétique #Énergie : provoquée par la guerre en Ukraine début 2022, révélatrice de tensions profondes entre les États-Unis et la Russie,

Crise religieuse #Cultures : au Moyen-Orient, amplifiée après les massacres du 7 octobre 2023 en Israël ; en Europe, une perte d'adhésion croissante des populations aux croyances.

Ces crises ont-elles des points communs ? N'est-ce pas une seule et même crise ?

[2] Concept développé par Nassim Nicholas Taleb dans Le Cygne noir (2007) : un événement imprévisible, à fort impact, rationalisé a posteriori.

Assumer des constats perturbants

Les réseaux sociaux peuvent être très addictifs et avoir des effets néfastes, notamment chez les jeunes. À travers une série de pochoirs, l'artiste de street art iHeart attire l'attention sur le côté négatif des réseaux sociaux. Celui-ci a été réalisé à Vancouver.

Trier lucidement entre théories du complot et sujets tabous éludés par les médias #Information Mainstream revient à faire un constat amer sur le système :

La méritocratie a disparu (celle dont ont bénéficié une partie des baby-boomers après la Seconde guerre mondiale en Occident), les rentes de situation l'emportent désormais sur les opportunités,

La liberté d’expression est bridée par une société hypersensible : dire certaines vérités choque,

L’enchaînement des crises devient la norme, elles  laissent peu de répit aux représentants politiques pour anticiper,

Le système médiatique polarise et simplifie à outrance le débat public, rendant toute approche nuancée presque impossible,

L'influence des lobbies, think tanks et autres clubs surpasse celle des partis politiques devenus des coquilles vides, simples machines électorales,

Les principaux Etats-nations vieillissent mal et pas seulement en Occident: ils deviennent des gérontocraties, produisent trop d’élites pour trop peu de débouchés, perturbent leur équilibre identitaire avec une immigration mal maîtrisée, 

La faiblesse humaine : le déni face aux réalités dérangeantes (faire l'autruche), l'hubris de dirigeants devenus plus puissants que certains États, et les comportements prédateurs de personnalités manipulatrices (parfois qualifiées de pervers narcissiques).

Se préparer à corriger le tir

Incendies dans la ville de Los Angeles en janvier 2025 : une urbanisation exacerbée, un manque d'infrastructures (réseau d'eau, pompiers) et des politiques non coordonnées (faible entretien de la végétation). Un échec cuisant pour les Etats-Unis.

Le cumul des phénomènes alarmants suggère une perte de contrôle globale :


Technologie pas encore maîtrisée avec un "juste usage" : l’IA, les télécommunications et Internet émancipent mais malheureusement dispersent l’attention et abrutissent. Le QI baisse, les liens humains se fragilisent, la fiabilité des informations - et de la vérité - est remise en cause, 

Mondialisation désordonnée en particulier depuis l'entrée de la Chine dans l'OMC le 11 décembre 2001 : elle déstabilise les économies locales par des fermetures d’usines et des incohérences,

Déclin de l’Occident : longtemps moteur du progrès grâce à son leadership et à la philosophie des Lumières, l'Occident dont la définition méritera de s'y attarder, devient minoritaire et son le leadership n'est pas remplacé,

Face à cela la gouvernance mondiale reste inexistante ou inefficace, trop occidentale pour être légitime. En face, les vieux Empires n'ont pas dit leur dernier mot : Chine, Russie, Iran et Turquie. Il faut absolument connaître l'#Histoire,

Pourtant, l'accès aux soins, à la société de loisirs, aux moyens de communication instantanés, à une connaissance gigantesque par Internet, n'a jamais été aussi facile pour une partie de plus en plus grande de l'humanité.

Quelles seront les grandes lignes de forces à l'oeuvre des prochaines années ? Comment pourra-t-on corriger le tir ? A découvrir au fil de l'eau et pour se faire un avis dans les prochaines rubriques.